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Le son des sabots galopant frappant le pavé résonnait fortement au travers de la barricade de Westmark. Le Général Klunst soupirait de soulagement, le temps s'était montré bien long depuis qu'ils n'avaient vu de messager de l'Empire, ni même de cheval, d'ailleurs.
"Général Klunst, Comte de Rendt," appela le messager, alors qu'il jetait un regard effrayé en direction de l'est. "J'apporte de mauvaises nouvelles. Le régiment tenant le croisement du Lynsk a été défait. L'ennemi a apporté d'avantage de canons apocalypse et nos lignes ont été brisées par ceux-la."
Plutôt que d'attendre la réponse du Générak Klunst, le messager éperonna son cheval et galopa plein ouest en dehors de la cité, comme s'il ne s'agissait que de l'unique chose à faire.
Klunst était hors de lui, furieux.
"Votre Honneur," s'adressait Klunst pour le Comte, "Qu'entendait-il par ‘le régiment tenant le croisement du Lynsk' ? J'ai ordonné à nos deux derniers régiments complets de tenir le centre de la cité, non pas de s'exposer près de la rivière."
Le Comte de Rendt s'éventa. "J'ai pensé ces ordres comme n'étant que des âneries. J'ai envoyé nos soldats pour organiser une défense plus virile sur le pont du Lynsk, pas pour qu'ils se recroquevillent derrière des piles d'ordures au centre de la cité."
"Vous n'êtes qu'un pleurnichard ignorant," grinça Klunst. "Vous avez gaspillé votre armée entière partant pour Praag et maintenant vous gaspillez la mienne !"
"Le pont devait être tenu, Général. Vous pouvez certainement comprendre cela !"
"Le pont était découvert pour le feu de l'artillerie ! Si vous étiez davantage qu'un imbécile dilettante, vous l'auriez vu !" Sans un autre mot, Klunst frappa le Noble usurpateur au visage de son gantelet, aux yeux de tous les hommes d'armes du camp.
"C'était imprudent, Général." rétorqua Rendt en serrant les dents. "J'ai de puissants amis de retour à Altdorf, que vous n'avez pas."
"Prouvez-le," acheva le Général.

La guerre en court opposant les forces de l'Empire et du Chaos continue, et cette fois-ci leurs alliés les Elfes ont répondu à leur appel. La bataille s'étend depuis l'Ostland au Pays des Trolls, au sein des zones déchirées par la guerre du Talabecland et des Hauts Cols alors que la guerre se rapproche d'Altdorf. La victoire est une amie éphémère alors que la bataille fait rage devant les portes de la grande cité. Les armées mortelles de Tzeentch pousseront-elles les forces de l'Empire à se retirer des portes d'Altdorf ? Seront-ils capables d'assiéger Altdorf et de la piller ?
Pendant cette étape de la Beta Fermée, les testeurs se sont battus jusqu'au sang pour déterminer si Altdorf tiendra ou tombera face au déluge des forces du Chaos et des Elfes Noirs réunis depuis les zones du Tier 3. Le conflit opposant l'Ordre à la Destruction s'est rapproché crescendo du Tier 4, permettant aux joueurs de tester l'ensemble de la Campagne et de combattre pour avancer de forteresse en forteresse sur le chemin d'Altdorf.
D'autres ajouts ont été inclus lors de cette phase de test :
La première version de notre système de courrier en jeu.
Test des sièges
Test de la campagne
Forteresses
Altdorf
Douze carrières disponibles, avec les maîtrises de carrière
Cette phase de test fut séparée en deux parties majeures, commençant au lors de la seconde semaine d'avril et prenant fin lors de la seconde semaine de mai.
La première partie a abordé avant tout les mises à jour du contenu PvE et des carrières. De nouvelles zones de RvR ouvert ont été mises en ligne, mais nous souhaitions surtout avancer sur les nouveaux mécanismes des carrières et nous assurer que la guerre est vraiment partout. Tous les testeurs ont commencé dans la zone de niveau 3 avec des personnages de niveau 20.
La deuxième partie s'est concentrée sur le test de la campagne elle-même. Nous avons ouvert la zone de niveau quatre et avons proposé des personnages de niveau 40 pour tester le RvR ouvert, les Forteresses et les Seigneurs des Forts. Notre but était principalement d'analyser le rythme de la campagne en termes de jouabilité.
Les lettres et écrits suivants, ensanglantées et déchirés, ont été interceptés par diverses factions sur le champs de bataille.
Le récit d'un lâche.
Par Talkurand
Ô mon fils adoré, mon fils que j'aime !
Tu voulais connaître la suite, alors je te la narre en quelques mots, je te l'écris simplement, même si cela m'est difficile. Mais, après tout, le jour est bien choisi, puisque ta décision est prise.
C'était... C'était donc comme si les fortifications elles-mêmes avaient souhaité nous dire quelque chose, soufflant dans notre cou leurs doux râles, nous adressant une dernière complainte d'adieu. Mêlés aux cris de victoire ou d'agonie, tout là-bas résonnait déjà comme un grand tombeau sonore, les échos dans des hautes tours venant nous dire la frénésie du combat qui, plus bas, grondait dans la plaine.
Comme il avait été loin derrière nous, pourtant, cet espèce de clan furieux !
Notre avance de quelques jours, gagnée avec difficulté dans les tortueuses grottes du Haut-Col, nous avait octroyé, tu le sais, un peu de repos à l'abri du fort. Les armes de siège étaient prêtes depuis des heures : cette sécurité improvisée avait été si calme, tellement reposante, et près des balistes, canons et trébuchets (étranges statues irréelles et vieillies !), les cuves d'huile bouillante avaient longtemps baigné de leurs fumées tranquilles le sommet froid des remparts.
Et puis, quelques heures plus tard, ils étaient sur nous. Noirs de crasse et vaporeux de sueur, arborant leurs trophées répugnants, cicatrices et plaies ouvertes. Et la triste plaine ne fut alors qu'une mer déchainée par une tempête étrange, incompréhensible.
Tranchant de la guerre !
Ma plus grande blessure, ce fut de voir les miens devenir eux-mêmes ces ignobles étrangers, tandis que les lames folles coupaient, aveugles, dans la mêlée, et que les corps s'agitaient en une dernière danse macabre. Etrangers, tous ces visages qui, à mes côtés, m'avaient lentement transcrit leurs peines, leurs rêves, leurs espoirs, leurs victoires passées. Je n'ai pas peur de dire que ma plume tremble encore au rythme de leurs bruits fauves criant leur haine dans mes oreilles, tels des hurlements à faire frémir les loups. C'est, encore aujourd'hui, mon revers le plus douloureux, ma blessure la plus profonde. Le reste n'a pas d'importance, et n'est que flou dans ma mémoire : je revois mes pieds flageolant glissant sur des bouts de membres, de jambes ou de bras coupés net, la panique me faisant me mordre la langue jusqu'au sang. Mes mains hagardes s'agrippant à la terre déjà gorgée de sang, de tripes et de dents éclatées. Tu connais la fin de l'histoire et tu sais pourquoi je suis encore en vie.
Oui, ton père est un lâche, mais tu comprendras bientôt que la guerre n'est finalement qu'un nuage d'horreur dans le coeur des hommes.
J'accepte ton choix et je te souhaite bonne chance. J'espère que ces quelques mots te permettront, peut-être, un jour, de comprendre vraiment qui je suis, et ce que j'ai vécu.
Je prie Sigmar pour toi et resterai ici, patiemment, à attendre ton retour.
Une lettre envoyée.
Par Ethaniel
Recto
Mon âme,
Mon coeur ressent trop cruellement ton absence en ce jour. Cela fait déjà tellement de temps que j'ai cessé d'être le chanteur
de l'Eglise sigmarite de notre village que je commence à avoir du mal à me souvenir des cantiques de ce que j'appelle
"autrefois". Mais passons, tu désires sûrement connaître un peu de ma situation.
Nos éclaireurs ont bien fait leur travail mais les nouvelles qu'ils ont portées ne sont guère mieux que le vent glacial qui frappe
nos tentes chaque jour et chaque nuit.
"Ils sont nombreux", annoncèrent-ils aux soldats, "Trop nombreux en fait. Ils ont complètement submergé Unterbaum et ses
alentours. Ceux qui tombent sous les coups de ces barbares, finissent par se relever et aident ceux qui ont causé leur chute."
Je crois que je n'oublierai jamais les regards que ont été échangés entre les Hauts-elfes et les hommes de l'empire
à la suite de cette annonce. Ni espoir, ni peur pourtant ; nous étions prêts à jouer nos vies pour contenir cette menace.
Ainsi, demain, à l'aube, tout se jouera pour nous. Je me demande si nous aurons la chance de recevoir du soutien des
autres fronts ou si nous deviendrons des victimes de ces barbares. Excuse-moi, je ne devrais pas t'envoyer une lettre avec de si
sinistres nouvelles mais ici, il n'y a rien d'autres que cela et les souvenirs d'une période plus propice à la joie et au rire.
Etrangement, je me retrouve dans ma tente à t'écrire cette lettre juste après cette réunion. Tu me manques et ce manque,
ainsi que le vent qui hurle au-dehors, m'apporte un dernier chant. J'espère que tu le recevras, que tu ressentiras la mélodie
et que tu te souviendras de moi ... si je ne reviens pas.
Cael,
l'homme qui t'a aimée, t'aime et t'aimera.
Verso
J'aimais un haut pic tout proche, au bord de la Mer.
Tout là-haut, au creux de la main des Quatre Vents,
Je n'étais plus ni homme, ni femme en ces temps.
Je croyais que j'étais un enfant du grand air.
Là-haut, au moins, je ne rêvais plus de la pluie.
Je voyais l'océan qui m'ouvrait grand ses bras,
J'observais de nobles oiseaux volant vers moi
Je n'étais qu'un rayon de Soleil qui riait.
J'aime un haut Pic tout à côté, au bord de la Mer.
Tout là-haut, je fuis quand mon coeur s'engourdit;
Quand les Ombres grandissantes me terrifient
J'y vais bien avant que je ne désespère...
Là-haut, je pense à mes espoirs et à mes Vents,
En essayant d'oublier ces carnassières,
Je tente d'ouvrir plus mon coeur à leurs doux chants;
Cela fait, je vois à nouveau la Lumière.
J'aimerai un haut pic proche, au bord de la Mer.
Là-haut, Je serai toujours maître de ma voie.
A jamais hors d'atteinte des briseurs de foi,
Je resterai à l'abri des mauvaises ères.
Tout là-haut, j'attendrai le temps qui m'oublia.
Un jour, il approchera de mon beau repaire,
Alors, en un trop court instant, mon coeur ouvert
Soufflera son dernier chant aux Quatre Vents.
Strykes, l'envoyé d'Ulthuan
Par Strykers
17 avril 2522 CI.
Ma chère famille,
Cela fait longtemps que je ne vous ai pas écris. Mais bientôt je n'en aurai plus besoin. La bataille contre les envahisseurs s'achève enfin, une dernière attaque sera lancée à la prochaine pleine lune, et j'ai toute les raisons de penser que nous gagnerons : je vous ai promis de vous revenir, et je tiendrais parole.
Depuis la dernière fois je n'ai pas eu un seul moment à moi, notre régiment a traqué à travers tout l'empire les groupes de guerriers du chaos. Mais ils se sont enfin tous regroupé, et nous avons été invités à rejoindre les forces des hommes. Cela ne m'enchante pas plus que cela, mais je fus pris de pitié en voyant leur guérisseurs, ils n'arrivent même pas à s'aider eux-mêmes. Mais outre cela, ce sont de courageux guerriers, ce qui est très surprenant. En effet, l'autre jour, nous surprimes un groupe composé d'un Répurgateur, un maitre des épées et un archer, traquant une dizaine d'ennemis, qui avaient au sein d'eux ces rebus de Naggaroth. Ils n'avaient aucune chance de réussir, mais ils se lancèrent quand même à leur assaut. Bien entendu nous les aidâmes, ce qui me permis d'apprendre que les elfes noirs ce sont bien allié à eux.
Mais ceci sont bien les seuls points positifs que je puis dire de ces hommes.
L'Ordre Flamboyant est le seul ordre qui a voulu rejoindre la bataille, et laissez moi vous dire que les histoires que l'on raconte à leur sujet sont encore trop embellissant. Ils ne connaissent rien à la magie et la contrôle encore moins. En passant devant leur collège, je ne pus voir que des flammes et des cendres. Puis en marchant vers le Haut Col, là où la bataille se fera, je vis des villages enflammés, remplis de semi-morts, et il n'y a pas aucun doute qu'ils doivent être responsables de ses ruines. Si je n'avais pas déjà vu ce qu'étaient les oeuvres du chaos, je m'y serais trompé.
La plus part de ses hommes ne savent pas dans quoi ils se lancent. Les Répurgateur sont toujours avec leurs balles en argent, les prêtres guerriers avec leurs croix. Ils se raccrochent à tout ce qu'ils ont. Au moins ils ont leur courage.
Malheureusement nous n'avons plus beaucoup de temps pour les préparer à ce qu'il les attend au-delà de la montagne. Mais je ferais de mon mieux.
Archimage Strykes, envoyé d'Ulthuan
Dernière page.
Par Sigmaris
C'est la dernière fois que je noircis les pages de ce journal, dans quelques heures je serais mort. Je quitterais cette vie sans aucun regrets, car elle m'a donnée bien plus que je ne pouvais l'espérer.
Je me souviens encore des moindres moments de ma vie, principalement ceux qui concernent ma carrière militaire. Je m'étais engagé à quatorze ans dans la troisième compagnie d'épéiste de l'Ostland en mentant sur mon âge. J'étais la meilleure recrue qu'ils n'aient jamais eu (vous pardonnerez aisément la vanité d'un vieillard au seuil de la mort), tant grâce à mes capacités martiales que par mon dévouement envers le régiment et mon charisme naturel. C'est donc sans surprise que je fus nommé sergent après la première bataille que je livrais. Je me souviens encore de la fierté que je ressenti lorsque le capitaine me convoquât dans sa tente pour me couvrir de louage et me donner mes galons, je n'avais que seize ans à ce moment là et j'inspirais à encore plus de gloire. Et la gloire, les années qui suivirent m'en offrir plus qu'un homme de mon extraction puisse en rêver. Durant la défense de Plobsheim, nous luttâmes mes frères d'armes et moi, durant six jours complets, face à un nombre incalculable d'homme-bêtes. Nos pertes furent sévères mais nous ne cédâmes pas à l'ennemi jusqu'à l'arriver jusqu'à l'arrivé des renforts. Durant cette bataille notre bien aimé capitaine, perdu la vie, couvert de plus d'une vingtaine de blessures et ce fut à moi que revient de le commandement de notre compagnie décimée. Les années qui suivirent furent constellées de victoires mineures, qui me valurent le respect de mes supérieurs, mais c'est la bataille de Kristenwald qui marqua le point culminant de ma carrière. A ma propre initiative je lançai ma compagnie dans une charge qui reversa le cours de la bataille, et nous permettant de l'emporter sur les peaux vertes. C'est suite à cette victoire je fus promû commandant, et l'on m'assigna au fort Felsenheim que je commande maintenant depuis quinze ans.
Ces quinze années furent d'ailleurs particulièrement calme, et peu d'événement vinrent troubler notre routine bien huilée. Mais les temps change et la mort rode. Cela fait déjà une semaine que les hordes des dieux sombres ont fondues sur nous. Ne s'embarrassant d'aucune stratégie, elles se sont lancées à l'assaut de nos murailles, uniquement équipées d'échelles et de grappins. Les pertes que nous leur infligeâmes furent épouvantables, mais le nombre d'ennemis ne cessait de croitre, et ils semblaient près à tous les sacrifices pour prendre ce fort dans les plus brefs délais.
Le rapport de force ne nous laissait guère d'espoir, mais nous comptions vendre chèrement nos vies en défendant chaque centimètre carré de cette forteresse. A la fin du premier jour, nous avions saigné l'ennemi à blanc, et l'arrivée de renforts laissaient entrevoir un espoir de victoire. Malheureusement hier aux premières lueurs de l'aube, l'ennemi fit parler ses canons démoniaques, anéantissant les murailles et massacrant les braves défenseurs qui se battaient vaillamment. Sans la protection de nos murs nous fûmes rapidement débordés et contraints de nous replier dans l'enceinte du donjon. A l'heure à laquelle j'écris nous ne sommes plus qu'une cinquantaine de courageux soldat. Bientôt nos livrerons nous livrerons notre ultime bataille, bientôt nous ôterons la vie à des centaines de rejetons du chaos, bientôt nous corps tomberons sur les coups de l'ennemi, Bientôt nous serons mort en héros, en défendant les terres de Sigmar. Et Lorsqu'il ne restera plus qu'une poignée d'entre nous, nous ferons exploser ce qui fut jadis notre forteresse, et si Sigmar le veut, nous réduiront en poussière tout ceux se trouvant à l'intérieur de nos murs.
Il est l'heure de poser la plume et d'enfiler mon armure, l'heure est bientôt .
POUR SIGMAR ! POUR L'EMPIRE !
Commandant, Heinrich Schreiber

Les captures d'écran qui suivent ont été prises par les Beta testeurs au cours de leurs journées sur les champs de bataille.




Les adversaires ancestraux prennent place sur le champ de batailles alors que les Gars du Soleil Sanglant se préparent au choc face aux Porte-Serments pour le prochain mois de tests beta. Qui triomphera des Peaux Vertes ou des Nains, qui remportera la bataille se propageant du coeur de la montagne vers les fétides Marais de la Folie ? Seul le temps le dira, et vous trouverez la réponse le mois prochain dans les Nouvelles du Front !
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